A l’invitation de Jean-Claude Flory, maire de Vals-les-Bains, président du Syndicat Intercommunal pour le Thermalisme et l’Environnement (SITHERE), et de Marie-Pierre Curinier, directrice de la Société des Eaux Minérales de Vals (SEM Vals), Monique Létocart, sous-préfète de l’arrondissement de Largentière, a visité la PME d’embouteillage, sise boulevard de Vernon.

En préambule à la visite des deux chaînes d’embouteillage, Marie-Pierre Curinier fit un historique de l’entreprise : « En 1983, mon père André Curinier reprend l’exploitation des Eaux Minérales de Vals. A l’époque 3 millions de bouteilles sortent de l’usine. A son départ, fin 1998, plus de 30 millions étaient expédiées. Aujourd’hui, en moyenne, 40 millions de cols sont vendus chaque année. En 2014, une nouvelle ligne d’embouteillage a été mise en service répondant à la nécessité de veiller à la préservation de la qualité et à l’environnement. A cette occasion, nous avons décidé de nous libérer de la consigne des bouteilles en verre et de redessiner leur forme et leur l’étiquette. Ces changements nous permettent d’élargir notre développement sur le réseau des cafés, des hôtels et des restaurants ainsi qu’à l’international ».  La dirigeante de la SEM Vals indiqua également que la présence de sodium dans l’eau de Vals n’est pas synonyme de présence de sel : « Dans les eaux minérales bicarbonatées comme Vals, le sodium est essentiellement sous forme de bicarbonate de sodium et non de chlorure de sodium communément appelé sel de table. Ce bicarbonate de sodium a des qualités antiacide et permet une bonne récupération musculaire dans la pratique de sport ». La PME emploie 37 personnes (hors effectifs commerciaux), 2 500 analyses mensuelles sont réalisées par le laboratoire de l’entreprise et les laboratoires extérieurs agréés par l’Agence Régionale de Santé.

Jean-Claude Flory rappela les actions effectuées depuis 1993 en partenariat avec le SITHERE, la commune de Vals, la SEM de Vals, le Centre Hospitalier de l’Ardèche Méridionale et la société des Thermes : « Nous avons effectué un travail de fond colossal pour préserver la ressource et assurer le développement de l’activité et de l’emploi ». Cette valorisation a permis : la reconnaissance de l’intérêt public de la ressource par décret en Conseil d’Etat du 13 février 2012, ; la création d’un périmètre de protection ; l’acquisition d’un espace forestier de protection de plus de 90 hectares ; l’agrément de trois nouveaux griffons : Anaïs, Viva, Florence, en sources d’eau minérale naturelle parmi les quatre découvertes en 1989 ; l’autorisation d’embouteillage de ces mêmes eaux grâce aux mélanges St Pierre et leur utilisation à des fins thérapeutiques par l’établissement thermal de Vals.