Oubreyts

Oubreyts Origine du nom : Oubreyts proviendrait du latin médiéval arboretum « verger », transformé en aubret puis en oubret. Le site, bien abrité et jouissant de plusieurs sources, est favorable à l’arboriculture.

Le four à pain : La pâte à pain, enveloppée dans un linge, levait dans un panier rond donnant sa forme à la miche. Les pains cuisant tous en même temps dans le four, les villageois marquaient la pâte encore molle à leur manière : certains plantaient leur doigts, d’autres la tranche de la main… A l’origine, la porte des fours à pain était en bois. Lorsque le four était chargé en miches de pain, la porte enveloppée d’un sac de jute humide (évitant qu’elle prenne feu) était plaquée sur l’ouverture et callée par une barre transversale appuyée sur le mur. Quand le pain était sorti du four, les femmes du village enfournaient leur daube et leur bombine qui mijotaient ainsi lentement à la chaleur résiduelle du four. Le four à pain était allumé également à l’occasion de la tuade du cochon. Les pâtés, les caillettes et autres viandes y étaient cuits. Jadis, après leur récolte, les cocons des vers à soie étaient placés dans le four à pain maintenu à basse température. Cette opération permettait de tuer la chrysalide sans abîmer le cocon. Evitant ainsi la métamorphose en papillon, le cocon n’était pas déchiré et pouvait être conservé et utilisé plusieurs mois après pour le filage. A l’époque, les jeunes filles filaient la soie dans les maisons.

Légende des ustensiles du four à pain : Racloir pour sortie la cendre lors du nettoyage du four Le sac de jute humide se passe ensuite pour affiner le nettoyage La pelle à pain sert à enfourner et à défourner Le crochet est utilisé pour ouvrir et fermer la porte sans se brûler.


Oubreyts Eglise Nous sommes au village du Serre d’Oubreyts. Un peu d’histoire : Le début du XVIIIème siècle est marqué dans la région par la terrible guerre des camisards. Il correspond au pire moment des persécutions religieuses décidées par Louis XIV à l’encontre de la communauté protestante de France. En dépit des conversions forcées, les protestants restent majoritaires dans la paroisse de Vals et sont nombreux sur les hauteurs au dessus du bourg.

En 1717, le prieur curé de Vals a décidé la construction d’une chapelle au hameau du Serre. Elle devait renforcer la présence catholique sur ces « hautes terres » presque uniquement huguenote. Cette chapelle fut dédiée à Sainte‑Marguerite d’Antioche, vierge et martyre. Un vicaire s’y installa à demeure et un cimetière fut édifié à proximité de la chapelle. La chapelle Sainte-Marguerite de Vals fut érigée en paroisse après le concordat de 1804.

L’église actuelle construite en 1854 remplace la vieille chapelle trop petite pour une population en expansion. Au bout du chemin s’élève le monument aux morts des différentes guerres du XXème siècle.

 

Aujourd’hui : L’Eglise ne se visite pas. Le curé de Vals célèbre la messe une fois par mois, ainsi que les mariages, les enterrements et les baptêmes.