Les Combes Hautes

Origine du nom : Le terme comba [koumbo] désigne le plus souvent des ravins plus ou moins encaissés à cours d’eau intermittent.

A voir : Ici, le bâtiment de l’ancienne école publique des Combes, aujourd’hui transformée en gîte, vous accueille. A droite, le chemin départemental mène à Oubreyts par le Mas de Barret. A gauche, engagez-vous à pied sur la petite route qui rejoint Autuche. A 250 m, vous rencontrerez le village des Combes Hautes. Ici, une vieille ferme fortifiée qui conserve encore quelques restes de mâchicoulis attirera votre regard.

Un peu d’histoire : Souvent, le nom des ouvrages d’art datant du moyen âge évoque le diable. Ceci s’explique par la difficulté de réalisation de ces ponts : le franchissement d’un ruisseau relevant de l’exploit pour nos ancêtres. Avant la révolution, les ancêtres des propriétaires actuels de la ferme des Combes Hautes étaient les grangiers des comtes d’Antraïgues. A la Révolution Française, cette maison échappa à la destruction et au pillage grâce à une astuce de ses occupants. Prévenus, ils reçurent les émeutiers en leur offrant nourriture et boissons. N’étant pas propriétaires mais simples « grangiers » avec bail emphytéotique perpétuel, le contact fut plus facile et les assaillants s’en retournèrent repus et contents. Après le siège de Vals, le représentant de la branche cadette des Justets, qui n’avait pas adjuré la religion protestante, se retira dans le hameau du Nouzaret (juste en face). Privée de ses droits et titres de noblesse, déchue de sa particule, cette famille symbole de la résistance au pouvoir, revint à ses racines en exploitant les terres que le pouvoir avait bien voulu lui laisser.